Préparez-vous à vivre une expérience improbable

lundi 16 août 2021 Actualités

Se retrouver soudainement à piloter un avion de ligne n’arrive pas tous les jours, même si cela reste un vieux rêve d’enfant, d’autant plus si l’on a aucune expérience dans ce domaine. Le cockpit est un environnement technologique complexe, un avion évolue en 3 dimensions et sur 3 axes de rotation. Il y a un manche, des pédales, des manettes de gaz, plein d’écrans partout et le nombre de boutons dépassent l’entendement.

Traditionnellement les centres de simulations proposent au « jeune pilote » d’être accompagné dans le cockpit par un copilote bienveillant, sur qui vous pourrez toujours compter, au cas où la situation venait à vous échapper. Maintenant imaginez un autre scénario, celui où il n’y a pas d’instructeur dans le siège du copilote, mais plutôt l’un de vos proches, votre épouse ou époux, votre belle-mère, que sais-je ? et sur le « jumpseat », juste derrière vous, un invité, persuadé que vous avez la situation en main mais avouons-le, pas très rassuré. À travers la porte du cockpit encore entrouverte, vous entendez les passagers et personnel de bord se préparer au départ imminent. Mais un tel scénario est-il réaliste et comment cela peut-il fonctionner ?

Chez Flight Sensations nous procédons ainsi depuis le début de la crise sanitaire parce que nous voulions respecter les mesures de distanciation et que les dimensions du cockpit du Boeing 737 qui n’ont rien à voir avec celles d’un hall de gare ne permettaient pas de les appliquer. Alors nous nous sommes posés la question de savoir comment nous pourrions guider nos jeunes équipages sans notre présence dans le cockpit. Tout simplement par la voix en nous inspirant d’un fait réel ou le contrôleur aérien avait guidé le passager d’un avion de tourisme sans son pilote jusqu’à la piste d’atterrissage. Nous avons donc installé à quelques mètres du simulateur une tour de contrôle avec radar, liaison radio et une copie des instruments de bord. Très honnêtement les premiers vols furent compliqués, les crashs nombreux, puis, petit à petit nous avons trouvé les mots justes et réconfortants qui mettent en confiance nos équipages volontaires. 95 % des atterrissages se terminent par l’applaudissement des passagers. Cela fait 18 mois que nous procédons de la sorte et ceux qui ont vécu cette expérience s’en rappelleront longtemps, il suffit, pour s’en assurer, de lire leurs nombreux avis relatant cette expérience improbable.